1. Stratégie
La principale initiative ESG stratégique en 2023 a concerné le critère environnemental (le « E » de « ESG ») avec l’adoption spécifique d’une politique climatique pour les investissements du Fonds. Elle fait donc partie intégrante de la politique pour les investissements responsables en définissant un cadre plus précis pour la gestion de l’impact des investissements du Fonds sur le changement climatique. Elle vise à définir l’engagement du Fonds au niveau de ses investissements pour soutenir les Accords de Paris (COP21). Elle permet également d’aligner le Fonds à la politique climatique du Groupe Nestlé.
Le Fonds s’engage à soutenir les Accords de Paris selon les principes suivants :
Comparaison de la performance du Fonds
| Performance en % | 1 an | 3 ans1 | 5 ans1 | 10 ans1 |
|---|---|---|---|---|
| Le Fonds | 5.3 | 0.1 | 3.8 | 3.8 |
| Benchmark stratégique2 | 7.1 | 0.2 | 3.8 | 3.9 |
| Indice UBS3 | 5.0 | 0.9 | 3.6 | 3.5 |
| Peer group PPCmetrics - Performance médiane4 | 6.1 | 0.3 | 3.4 | 3.5 |
| Peer group PPCmetrics - Rang du Fonds (normalisé sur 100)4 | 73 | 56 | 26 | 34 |
1) Annualisé
2) C’est le seul indice pour lequel nous indiquons des performances brutes de frais
3) L’indice UBS donne une information actualisée sur la performance moyenne réalisée par les caisses de pensions suisses qui ont déposé leur fortune de prévoyance auprès de cet établissement.
4) Le peer group PPCmetrics est composé de plus de 100 fonds de prévoyance suivis par notre consultant PPCmetrics. Le rang normalisé sur 100 permet de comparer la performance du Fonds à celle des peers. Le rang 1 signifierait que le Fonds a la meilleure performance dans le peer group, le rang 100 que le Fonds a la pire performance et le rang 30 que 29 peers ont une meilleure performance que le Fonds et 70 une moins bonne performance.
- Le Fonds privilégie l’engagement actionnarial comme principal moyen d’action.
- Le Fonds va procéder, en complément, à des investissements dans des solutions climatiques, par exemple dans les secteurs des énergies renouvelables, ainsi qu’à l’usage sélectif de désinvestissements (réduction de l’exposition, voire exclusion) de titres du portefeuille d’investissement.
Le Fonds vise à implémenter cette politique climatique en préservant le profil rendement-risque-coût ainsi que la saine diversification du portefeuille d’investissement. Cette politique climatique a été adoptée par le Conseil de fondation en novembre 2023 par son intégration dans le Règlement de Placement du Fonds. Sa mise en œuvre repose actuellement sur des objectifs définis à l’horizon 2027 pour les actions cotées, les obligations d’entreprise, l’immobilier suisse et l’infrastructure. Elle sera revue régulièrement afin de l’adapter à toute évolution législative, ainsi qu’à l’évolution du secteur financier dans le domaine des engagements climatiques.
2. Mise en application
L’année 2024 coïncidera notamment avec le lancement du 5ème programme d’investissements dans les marchés privés (ou « private equity ») du Fonds, dont le mandat a déjà été attribué au gérant de fortune externe spécialisé en la matière. Suite à diverses analyses, il a été décidé d’y augmenter la part d’investissements à fort impact ESG à 20 % (contre 7.5 % dans le dernier programme lancé en 2020), tout en préservant le profil rendement-risque-coût. Une partie de ces investissements à fort impact ESG sera investie dans des solutions climatiques.
3. Contrôle et suivi
Le Fonds a aussi poursuivi ses efforts dans le suivi régulier de ses gérants de fortune externes en charge de la gestion de ses investissements, à la fois sur les critères financiers (rendement, risque et coûts) et ESG, en s’appuyant sur l’expertise de consultants spécialisés en la matière.
Les évaluations ESG reposent sur l’intégration explicite de critères ESG dans leurs processus d’investissement (y compris dans l’engagement actionnarial et le vote aux assemblées générales), ainsi que l’importance des ressources (humaines et matérielles) engagées dans le domaine ESG.
Sur cette base et comme en 2022, les politiques ESG des gérants de fortune externes du Fonds ont été jugées satisfaisantes en 2023.
4. Communication
La présente rubrique est précisément dédiée à cet axe important de la politique pour les investissements responsables, dans le but d’informer nos assurés sur les activités et les développements du Fonds dans le domaine ESG.
Activités du Comité d’investissement
En 2023, le Comité d’investissement a soumis au Conseil de fondation les deux propositions suivantes :
- Adapter la stratégie d’investissement du Fonds suite à l’étude de congruence actifs/passifs décrite précédemment dans la section « Focus » ;
- Adopter une politique climatique faisant partie intégrante de la politique pour les investissements responsables du Fonds.
Dans sa séance du 23 novembre 2023, le Conseil de fondation a approuvé ces deux propositions.
De plus, le Comité d’investissement a engagé deux nouveaux gérants de fortune externes pour la gestion passive de mandats obligataires et en actions suisses, afin d’améliorer la diversification des gérants dans ce segment qui représente 60 % de la fortune du Fonds. Il a également validé ses priorités pour 2024, dont notamment :
- La revue du mandat de consultant en investissement ;
- La mise en place des nouveaux mandats de gestion passive ;
- Le lancement du 5ème programme d’investissements dans les marchés privés afin de maintenir la diversification par millésime de ces programmes.
Conclusion
L’évolution maîtrisée de l’inflation et la résilience de l’activité économique resteront sans doute les principaux facteurs d’influence des marchés financiers en 2024. Si l’inflation devait stagner au niveau actuel d’environ 3 % (États-Unis et Eurozone), dépassant la cible de 2 % visée par les banquiers centraux, les baisses de taux directeurs anticipées pour 2024 par de nombreux investisseurs pourraient être différées. Sachant que ces anticipations expliquent les bonnes performances de fin 2023, un tel report pourrait impacter négativement la performance de 2024. Quant à la résilience de l’activité économique, elle sera surtout un défi pour l’Eurozone et, dans une moindre mesure, pour la Suisse. Leur croissance économique était proche de 0 % en 2023, si bien qu’une stagnation prolongée, voire une décroissance en 2024, aurait des répercussions négatives sur les marchés financiers. En résumé, personne ne peut pour l’heure confirmer que les banques centrales aient réussi l’« atterrissage en douceur », même si l’évolution des premiers mois de l’année 2024 est plutôt rassurante.